Hélène Baumel à Taylor

Hélène Baumel, “Ecoute du silence”,
aquatinte en couleurs (Cl. Fondation Taylor)

à la Fondation Taylor 1 rue La Bruyère 75009 Paris
du 16 janvier au 3 février 2023
du mardi au samedi de 13h à 19h

On voit généralement deux ou trois estampes d’Hélène Baumel dans des expositions collectives, suffisamment pour apprécier, mais pas assez pour profiter vraiment de son indéniable talent. Fort heureusement, elle a été en 2022 lauréate du grand prix Léon-Georges Baudry1, destiné « à un artiste français, homme ou femme, âgé de 55 ans minimum, […] d’un réel talent figuratif pour la qualité de l’ensemble de son œuvre », attribué alternativement en peinture, sculpture et gravure et décerné par la Fondation Taylor.… Pour lire la suite “Hélène Baumel à Taylor”

Un grenier rue Albert

« Arbre », xylographie de Guy Jahan (Cl. Guy Jahan)

J’ai beau fréquenter assez souvent le XIIIe arrondissement de Paris, je ne connaissais pas la rue Albert, pourtant longue de près de 500 mètres. Albert qui ? me demandai-je, avec le secret espoir que ce fût un amical clin d’œil sinon à Dürer, au moins à Besnard, ou à Decaris. Mais non, cet Albert-là est le pseudonyme d’un ouvrier mécanicien nommé Alexandre Martin, qui fut « membre du gouvernement provisoire de 1848 et de la commission des Barricades pendant la Commune », si j’en crois Hillairet. Je ne me rappelle pas s’il y eut une commission des Barricades en 1968.… Pour lire la suite “Un grenier rue Albert”

Maurice Maillard, ou un éloge du gris

« Sur la route du matin », eau-forte avec aquatinte,
2019, 20 x 20 cm (Cl. Documents 15)

La galerie « Documents 15 », sous le joli titre de « L’ombre n’abolit pas la lumière », présente jusqu’au 16 décembre 2023 une exposition de quelques œuvres du regretté Maurice Maillard, décédé en février 2020.

C’est une exposition de brouillard et de neige, d’un pays froid rappelant, à l’aide de pointe sèche et d’aquatinte légère, l’avenir radieux qui, semble-t-il, nous est promis. Il y a aussi quelques peintures. On n’est pas dans le noir absolu, mais dans une demi-grisaille, la plus belle absence de couleurs que la nature nous réserve, et à laquelle Maurice était particulièrement sensible.… Pour lire la suite “Maurice Maillard, ou un éloge du gris”