Au signataire inconnu

Il est parfois des estampes en déshérence. Elles se dénichent au hasard d’un vide-greniers ou d’une brocante foraine estivale dans les bric-à-brac proposés aux chalands. Le hasard est quelquefois somptueux, entre deux vieux papiers peuvent surgir quelques Rembrandt ou Piranèse ignorés du tenancier de l’étal. Ou bien, moins prestigieuses, des images qui captent au premier regard l’intérêt mais dont le signataire est effacé ou peu connu. Comment sont-elles parvenues là ? Personne ne le sait et surtout pas celui qui les propose avec indifférence aux passants. Si elles plaisent, sans trop en faire la démonstration ni éveiller la curiosité, on peut alors se les procurer pour quelque menue monnaie.… Pour lire la suite “Au signataire inconnu”

Signatures comme œuvre

En pratique, la signature d’une estampe se matérialise même aujourd’hui de diverses manières dont il serait trop fastidieux d’établir le catalogue exhaustif. Certaines manières occupent majoritairement le devant de la scène. D’autres sont d’un usage plus confidentiel. Si la principale fonction de la signature marque, authentifie, identifie, certifie, légitime, estampille, justifie, garantie ou approprie1 – qu’importe le vocabulaire employé – l’estampe à son créateur, ce signe de propriété ne se revendique pas comme œuvre mais comme une de ses parties accessoires. Quoique maints exemples historiques ou contemporains pourraient être cités où l’artiste la fait valoir comme partie intégrante de l’œuvre : du monogramme de Dürer en passant par les calligraphies de Pierre-Yves Trémois ou de Bernard Buffet.… Pour lire la suite “Signatures comme œuvre”

Les « Nouvelles… »

Depuis 2018, les responsables des « Nouvelles de l’estampe » ont abandonné le papier comme support imprimé et décidé de les fixer exclusivement sur le réseau Internet. Ceci peut sembler paradoxal mais le faible nombre d’abonnés, le peu de recettes publicitaires et le coût de la reproduction des images avaient alors creusé le déficit de la revue malgré le soutien que lui apportait la BnF. Ils expliquèrent ainsi le bien fondé de cette décision. Le numéro 261 de la revue, dernier numéro imprimé sur papier, avait d’ailleurs publié sur sa première de couverture la reproduction d’une très belle vanité gravée.

Fondée en 1963, Jean Adhémar, directeur du Cabinet des estampes de la BN, expliquait : «  …je me trouvais en possession de toutes les informations possibles, et celles concernant mon métier, mon intérêt le plus grand, ne me servaient à rien.Pour lire la suite “Les « Nouvelles… »”